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Des
institutions sanitaires entre ombre et lumière
Des
centres hospitaliers pullulent à la capitale. Robert Auguste, le
ministre de la santé, semble avoir trouvé le moyen de les sortir de
l'ombre.
Sur la façade lézardée d'un
immeuble sis au coeur de la capitale, des gravures murales
craquelées indiquent qu'on y offre des soins de santé 7/7 et 24/24.
Comme des trophées, des plaquettes en bois avec les noms des
médecins et leur spécialité sont accrochés à un mur sur lequel
débouche un couloir servant à la fois de porte d'entrée et de
sortie. Rechercher et trouver une issue de secours en cas d'incendie
est une illusion, une chimère.
Au bout d'une succession d'escaliers grimpé avec l'échine presque
pliée, on arrive au deuxième étage de cette bâtisse crasseuse ayant
l'air d'un bunker où l'on parque, dans la chaleur ambiant, un petit
laboratoire...
Juste en face de l'administration, alors que l'on tentait de faire
démarrer une vielle génératrice, un membre du personnel, l'air
convaincant, explique à la fille d'un malade venu s'enquérir du coût
de la chambre que son père « aura tout le confort et les soins
nécessaire à son rétablissement ».
« Je ne veux tout simplement pas laisser la vie de mon père qui
souffre d'une prostatite à la fantaisie des grévistes de métier de
l'hôpital général », dit-elle à son interlocuteur en essayant de
joindre l'urologue de son papa au téléphone.
En quête d'alternative aux faiblesses des institutions sanitaires
publiques, savoir si cet hôpital privé détient l'autorisation de
fonctionnement du Ministère de la Santé Publique et de la Population
semblait être le cadet des soucis de cette femme.
Comme des champignons...
Selon le Dr Mona Duperval, responsable de la Direction
d'organisation des services de santé (DOSS), une bonne partie des
institutions sanitaires qui pullulent en Haïti et surtout dans la
zone métropolitaine n'a pas l'autorisation de fonctionnement.
La patronne de cette entité qui a pour mission l'élaboration et le
suivi de la mise en oeuvre de la politique de l'Etat en matière
d'organisation des structures de santé à tous les niveaux révèle que
des dispositions sont en passe d'être prises afin de régulariser
cette situation.
A cet effet, explique-t-elle, toute institution sanitaire, pour
fonctionner, sera évaluée à partir de deux documents : le Paquet
Minimum de Service (PMS) et le Manuel de Standard d'accréditation,
de certification et de fonctionnement. Continuer
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